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Créer un site pour un restaurant, un bar ou un café

28 décembre 2025
Comment créer un site pour un restaurant, un bar ou un café ?

Un site de restaurant permet de communiquer et de faire connaître l’établissement. Vous pouvez y publier la carte, des photos de la salle et les avis des clients pour attirer de nouveaux visiteurs. Vous pouvez aussi organiser la vente en ligne de plats et de boissons, avec un programme de fidélité qui encourage les commandes suivantes.

La présence d’un site dans Google améliore la visibilité de votre établissement et aide à attirer de nouveaux clients.

Sans site, votre restaurant se prive d’une grande partie de ses clients potentiels. Sans compte Facebook ou Instagram non plus, sa stratégie marketing conserve une forte marge de progression.

Ce qui doit figurer sur le site et ce que les clients cherchent

Les informations sur le restaurant

La description répond à une question : qu’est-ce qui vous distingue des trois établissements de la même rue ? Si le texte pourrait convenir à chacun, il n’apporte rien.

Une structure utile : 3 à 4 phrases avec au moins un fait précis, année d’ouverture, nom du chef, région de la cuisine ou nombre de couverts. « Cuisine familiale depuis 2008, 40 couverts, chaque ravioli façonné sur place » en dit plus qu’un paragraphe sur la passion et l’ambiance.

Réutilisez ce texte dans Google Business Profile. La description y est limitée à 750 caractères et lue plus souvent que votre site.

La carte

Les clients viennent pour les plats et les prix. Tout le reste soutient ce contenu.

Trois critères déterminent son efficacité :

  • Une carte complète avec les prix sur sa propre page, pas un fichier à télécharger. Un PDF oblige à zoomer et Google ne rattache pas son contenu au site : voir l’alternative au menu PDF.
  • Des photos pour les 10 à 15 meilleures ventes. Pas pour tous les articles : avec 60 références, un ensemble complet représente des dizaines de mégaoctets et une page lente.
  • Les allergènes à côté de chaque article. Dans l’UE, c’est une obligation liée au règlement 1169/2011, pas un supplément.

Sur l’accueil, 5 à 6 plats signature et un lien vers la carte complète suffisent. Le reste appartient à la page du menu.

Les photos des plats

Soignez particulièrement leur qualité : des images appétissantes aident à vendre les plats. Elles doivent correspondre à la réalité. Ce qui apparaît sur la photo doit se retrouver dans l’assiette du client.

Les horaires

Les clients veulent savoir s’ils auront le temps de venir et quels jours vous êtes ouvert, afin de s’organiser. N’oubliez pas ces informations : rien n’est pire que de trouver porte close après s’être déplacé.

Coordonnées et adresse

Le téléphone et l’adresse sont les endroits où vous perdez souvent un client qui avait déjà décidé de venir.

  • Le numéro sous forme de lien tel:, pas de texte ni d’image. Une pression suffit pour appeler.
  • L’adresse ouvrant la carte. Un client qui vous trouve à 20 h 30 veut toucher le lien et partir.
  • Les horaires en texte, jours fériés compris. Ce sont les pires jours pour se tromper.

Ces informations doivent correspondre caractère par caractère à Google Business Profile. « 8/10 High Street » et « 8-10 High St » sont deux adresses différentes pour l’algorithme, ce qui affaiblit la fiche.

Un accès pratique depuis le téléphone

Plus de 75 % des visites sur les sites de restaurants viennent de téléphones. Ce n’est pas une version secondaire, mais la principale.

Trois seuils à mesurer :

  • Moins de 3 secondes de chargement sur réseau mobile. Vérifiez dans PageSpeed Insights, uniquement l’onglet Mobile. Un score sous 50 indique des clients perdus que vous ne compterez jamais.
  • Des images sous 200–300 Ko. Les fichiers de 6 à 8 Mo livrés par le photographe sont la cause habituelle de lenteur. Utilisez WebP ou AVIF, largeur maximale 1600 px.
  • Des zones tactiles d’au moins 44 × 44 px, faciles à toucher du pouce.

Limite de ce conseil : si vous vivez des groupes et du service traiteur, la part des ordinateurs peut être supérieure. Regardez vos statistiques avant de faire du mobile l’unique priorité.

La commande en ligne et la livraison sont essentielles

Si vous vendez à emporter, le bouton de commande compte plus que la galerie de photos.

Le téléphone paraît moins cher tant qu’on ne chiffre pas le travail. À 40 commandes par jour et 3 minutes par appel, il mobilise quelqu’un 2 heures par jour, précisément lorsqu’on a besoin de cette personne en salle. Ajoutez les erreurs d’adresse, que personne ne compte avant que le livreur soit devant le mauvais bâtiment.

Autre raison : les plateformes prennent 10 à 35 % du montant, tandis que votre canal coûte un abonnement fixe, quel que soit le chiffre d’affaires.

La limite : sous environ 5 commandes à emporter par jour, le téléphone suffit. Le système coûterait davantage que le problème qu’il règle.

Les façons de créer un site

Confier la création à un prestataire

C’est pertinent pour un besoin non standard ou si personne ne peut gérer le projet en interne. Fourchettes européennes habituelles :

Prestataire Coût Délai
Indépendant sur un modèle 400 à 1 000 € 2 à 4 semaines
Petite agence, création personnalisée 1 500 à 4 000 € 6 à 10 semaines
Agence avec identité de marque complète à partir de 5 000 € au moins 3 mois

Réglez quatre questions avant de signer, car il sera difficile de revenir en arrière :

  1. À qui appartiennent le domaine et l’hébergement ? À vos coordonnées, pas celles du prestataire.
  2. Recevez-vous les fichiers sources ? Sinon, chaque changement retourne au même prestataire ou impose de recommencer.
  3. Qui actualise la carte et à quel prix ? Ce coût revient plusieurs fois par an et dépasse souvent le prix du site.
  4. Quel tarif horaire après livraison ? 40 à 80 €/h est habituel ; l’absence de tarif au contrat pose problème.

Le point 3 tranche généralement. Un site à 3 000 € exigeant un courriel à l’agence pour chaque prix coûte plus cher à exploiter qu’un site à 800 € dont vous modifiez la carte vous-même.

Créer le site soi-même

Avec un outil de création, comptez réellement 2 à 3 jours ouvrés : un pour les textes et les photos, un pour l’assemblage, une demi-journée pour les corrections. Budget : 50 à 150 € annuels pour l’outil et le domaine.

Il faut cinq éléments, dont un seul est technique :

  • la structure, les informations et leur ordre ;
  • le visuel, mise en page, couleurs, typographie ;
  • le contenu, textes et photos, partie la plus difficile et sous-estimée ;
  • la compréhension de l’ergonomie ;
  • la technique, domaine, hébergement, certificat.

Comprendre la structure et le contenu nécessaire

Les éléments à inclure et la structure ont été définis au début de cet article.

L’aspect visuel

Observez les solutions efficaces des sites concurrents. S’inspirer de ce qui fonctionne n’a rien de honteux, mais ne copiez pas un site à l’identique.

Le contenu

Le contenu doit être bien rédigé, original et attrayant. Si la rédaction n’est pas votre domaine, confiez-la à un professionnel : photos et descriptions des plats influencent fortement les ventes.

Savoir rendre le site facile à utiliser

L’ergonomie est une discipline entière. Pour commencer, mettez-vous à la place du visiteur qui cherche les réponses aux questions principales : combien d’efforts doit-il fournir et trouve-t-il facilement l’information ?

La partie technique

Ce peut être le point le plus difficile, surtout si vous choisissez de programmer sans les connaissances nécessaires. Plusieurs voies restent possibles pour le faire vous-même.

Programmer à partir de zéro

C’est la méthode la plus libre et créative, mais aussi la plus longue, comparable à un costume sur mesure. Créer un site ou une application demande de solides connaissances des langages et de nombreux autres aspects du développement.

Elle convient si vous avez déjà ces compétences. Dans ce cas, vous pouvez commencer à développer votre site.

Créer un site avec un CMS

Le développement intégral coûte cher, n’est pas accessible à tous et n’est pas toujours nécessaire. Les solutions réutilisables sont courantes, notamment WordPress, qui propose de nombreux modèles et extensions.

Il faut savoir installer et configurer le système ; la programmation est presque entièrement évitée.

Restent l’achat et la gestion du nom de domaine et de l’hébergement où le site sera stocké.

C’est l’une des méthodes les moins chères, mais elle demande du temps et des compétences.

Utiliser un outil de création de sites

Ces outils se distinguent par une interface accessible et une personnalisation simple. Les modèles prêts à l’emploi et l’hébergement gratuit permettent une mise en ligne rapide, même pour un débutant. Pour un petit supplément, la plupart offrent des options pour développer le projet.

Wix en est un exemple, avec des fonctions simples et une interface intuitive. Il sert souvent aux projets à petit budget, mais présente plusieurs limites.

Les versions gratuites restent limitées. Le temps et les connaissances demeurent nécessaires pour ne pas repousser les clients : toutes les compétences citées plus haut restent utiles, sauf la partie technique.

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